Persona non grata : une expression qui désigne une personne indésirable
Une persona non grata est une personne jugée indésirable ou non bienvenue. En diplomatie, l’expression désigne un représentant étranger qu’un État refuse sur son territoire ; dans la langue courante, elle évoque une personne écartée d’un groupe ou d’un lieu.
En diplomatie, un État peut refuser la présence d’un représentant étranger sans motiver sa décision. En 2026, l’expression reste fréquente dans l’actualité, mais aussi dans les copies et les conversations. Il faut distinguer la mesure officielle de l’exclusion figurée.
Persona non grata : définition simple
Réponse rapide : Une persona non grata est une personne jugée indésirable, non bienvenue dans un lieu, un groupe ou un pays. Cette expression latine s’emploie surtout en diplomatie, mais aussi au sens figuré.
Persona non grata signifie littéralement « personne qui n’est pas bien accueillie ». En latin, persona signifie « personne », non marque la négation et grata renvoie à ce qui est agréable ou bienvenu. Le Wiktionnaire et le CNRTL relèvent cet emploi.
Dans un texte français, les dictionnaires et les guides linguistiques recommandent généralement de conserver la locution sous sa forme latine : « Elle est persona non grata » ou « Ils sont persona non grata ». Elle se place souvent après être, devenir ou dans la tournure être déclarée persona non grata.
Au sens courant, elle évoque une exclusion sociale ou symbolique. Au sens diplomatique, elle désigne une décision officielle envers un représentant étranger.
Le sens diplomatique et juridique de « persona non grata »
À retenir : Déclarer une personne persona non grata signifie qu’un État ne veut pas qu’un diplomate étranger demeure sur son territoire ou y soit envoyé. L’État d’accueil n’est pas tenu d’exposer publiquement ses raisons.
Ce mécanisme est prévu par l’article 9 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, adoptée en 1961. Cette convention encadre les relations entre les missions diplomatiques et les États qui les accueillent.
Un diplomate déjà en poste peut être déclaré persona non grata : son État doit alors le rappeler ou mettre fin à ses fonctions. Avant une nomination, l’État d’accueil peut aussi refuser son agrément.
Cet exemple illustre une décision institutionnelle, sans permettre d’en déduire tous les motifs.
Pour un travail scolaire, appuyez-vous sur la Convention de Vienne plutôt que sur un simple titre de presse.
Persona grata et persona non grata : quelle différence ?
Réponse rapide : Une persona grata est une personne acceptée par l’État auprès duquel elle doit être accréditée. À l’inverse, une persona non grata est refusée ou déclarée indésirable.
| Expression | Sens | Contexte habituel |
|---|---|---|
| Persona grata | Personne jugée acceptable | Agrément diplomatique |
| Persona non grata | Personne refusée ou indésirable | Diplomatie et langage courant |
Le CNRTL associe notamment persona grata à l’agrément d’un agent diplomatique. L’expression est toutefois moins fréquente dans les conversations ordinaires.
La différence repose sur non, qui inverse le sens. Grata est la forme féminine latine accordée avec persona. Dans une rédaction, adaptez surtout votre vocabulaire au lecteur et au registre attendu.
Dans une analyse destinée à des élèves de collège, « le héros devient une personne indésirable aux yeux du village » est souvent plus clair. Dans une copie de lycée, persona non grata convient si son sens est maîtrisé.

Comment employer « persona non grata » sans faute dans une copie ?
La règle utile : Conservez persona non grata lorsque vous rédigez en français. La locution est généralement traitée comme invariable et enrichit une copie seulement si elle reste précise.
- Repérez une situation d’exclusion durable : un personnage, un diplomate ou une personnalité n’est plus accepté par un groupe.
- Choisissez le registre adapté : la formule convient à une analyse, à un article ou à une rédaction soutenue.
- Placez-la après un verbe d’état : être, devenir ou être déclarée.
- Relisez : le lecteur doit comprendre qui rejette la personne et pourquoi elle devient indésirable.
Exemple rédigé : « Après avoir trahi la confiance de ses camarades, le personnage devient persona non grata dans le village. »
Accord et pluriel : le singulier latin est persona non grata. Le pluriel latin complet est personae non gratae ; il peut être employé dans un contexte latiniste ou savant. Dans un texte français courant, la recommandation la plus sûre est de garder persona non grata invariable : « ces diplomates sont persona non grata ». Évitez la forme isolée « persona non gratae », qui mélange singulier et pluriel latin.
Activité de récupération active : cachez la définition, restituez-la de mémoire, puis inventez une phrase. Cette interrogation active aide à vérifier ce que vous savez réellement.
Origine, exemples historiques et usages dans la culture
En bref : Issue du latin diplomatique, l’expression persona non grata a gagné la langue courante. Elle désigne soit un diplomate officiellement rejeté, soit une personne devenue indésirable dans un milieu.
Le sens dépend du contexte : présence d’un État, d’une ambassade ou d’un consul, sens diplomatique ; présence d’une famille, d’une classe ou d’un village, sens figuré.
Des cas récents permettent de mesurer la portée de cette formule. En 2026, la Roumanie a écarté un attaché militaire russe dans un contexte de tensions diplomatiques : la conséquence a été une dégradation publique des relations entre les deux États. Cette mesure, rapportée par bluewin.ch, a conduit au rappel ou au départ attendu du diplomate concerné. Ces décisions relèvent des relations entre États, non d’une simple hostilité personnelle.
Le titre existe aussi dans la culture. Persona Non Grata, de Cellin Gluck, est un film consacré à Chiune Sugihara ; son tournage a notamment eu lieu en Lituanie et en Pologne. Persona non grata, de Krzysztof Zanussi, est une autre œuvre portant ce titre. La requête vise le plus souvent le film de Cellin Gluck : le lieu de tournage à retenir est donc la Lituanie et la Pologne. Persona Non Grata est aussi le titre d’un album de Lacrim.
Fiche-mémo : persona non grata = personne indésirable ; contexte privilégié = diplomatie ou exclusion nette ; orthographe française recommandée = persona non grata ; synonyme prudent = « personne indésirable ».
Avant d'entrer dans le détail
Retenez l’idée d’une personne non bienvenue, puis observez le contexte. Pour un diplomate, persona non grata renvoie à une décision officielle ; dans une copie ou une conversation, l’expression est souvent figurée.
Foire aux questions
Que signifie l’expression « persona non grata » ?
Elle désigne une personne considérée comme indésirable ou non bienvenue. Dans la langue courante, elle évoque une exclusion d’un groupe ou d’un lieu. En diplomatie, elle correspond à une décision officielle par laquelle un État refuse la présence d’un représentant étranger.
Qui a inventé ou dit « persona non grata » ?
Ce n’est pas une phrase attribuée à une personnalité précise. Persona non grata est une locution latine employée dans le vocabulaire diplomatique, puis reprise dans la presse et la langue courante.
Où a été tourné le film « Persona non grata » ?
Le titre peut désigner plusieurs films, notamment celui de Cellin Gluck consacré à Chiune Sugihara et celui de Krzysztof Zanussi. L’œuvre la plus souvent visée par cette recherche est celle de Cellin Gluck : elle a été tournée notamment en Lituanie et en Pologne. Vérifiez néanmoins le réalisateur sur la fiche du film consultée, car le même titre peut renvoyer à des œuvres différentes.
Quelle est la définition juridique de « persona non grata » ?
En droit diplomatique, cette expression désigne un membre d’une mission étrangère que l’État d’accueil refuse ou ne souhaite plus accepter. L’article 9 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, adoptée en 1961, encadre cette possibilité.
Qui peut être déclaré persona non grata ?
Dans son sens juridique, il s’agit notamment d’un agent diplomatique ou d’un membre d’une mission diplomatique étrangère. Dans le langage courant, l’expression peut viser toute personne rejetée par un groupe, à condition que l’idée d’exclusion soit nette et durable.