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pour.se faire : faut-il écrire « pour ce faire » ou « pour se faire » ?

Mis à jour le 16 mai 2026 15 min
pour ce faire ou pour se faire : la règle orthographique

« Pour ce faire » est la bonne forme quand le sens est « pour faire cela ». « Pour se faire » n’est correct que si le verbe pronominal garde son sens complet, par exemple dans « pour se faire entendre ».

Vous hésitez au moment de relire une phrase comme « il faut réviser et, pour se faire, apprendre régulièrement » ? Cette confusion est très fréquente, y compris chez des élèves sérieux et dans des courriels professionnels. En classe, je conseille de ne pas chercher d’abord la règle compliquée, mais le sens exact de la phrase. Si vous pouvez remplacer l’expression par « pour cela », vous tenez presque toujours la bonne réponse. En revanche, si le verbe a besoin du pronom réfléchi pour garder son sens, l’écriture change. Ce repère simple évite déjà la majorité des erreurs.

En bref : les réponses rapides

« Pour ce faire » est-il trop soutenu dans une copie ? — Oui, l’expression est correcte mais assez formelle. Dans une copie, « pour cela » convient souvent mieux si vous voulez rester simple et clair.
Pourquoi écrit-on souvent « pour se faire » par erreur ? — Parce que les deux formes sont homophones à l’oral. Beaucoup de scripteurs choisissent « se » par réflexe, sans vérifier si le verbe est réellement pronominal.
Dans quels cas « pour se faire » est-il correct ? — Il est correct quand « se faire » garde un sens complet avec le sujet, comme dans « pour se faire entendre » ou « pour se faire respecter ».
Peut-on éviter complètement cette hésitation ? — Oui : remplacez par « pour cela ». Si la phrase garde le même sens, écrivez « pour ce faire » ou gardez simplement « pour cela ».

Pour ce faire ou pour se faire : la réponse simple à retenir

Réponse rapide

Les deux formes existent, mais elles n’ont pas le même sens. Pour ce faire est une locution figée qui signifie pour faire cela. Pour se faire, en revanche, n’est correct que si le verbe garde sa valeur de verbe pronominal, par exemple dans pour se faire entendre.

La différence est donc d’abord une différence de grammaire et de sens. Dans l’orthographe française, ce renvoie à une action déjà évoquée : Il faut relire la copie ; pour ce faire, prenez cinq minutes. Ici, vous pouvez remplacer l’expression par pour cela. Le test est très fiable. À l’inverse, se est un pronom réfléchi lié au verbe : Elle parle fort pour se faire remarquer. Sans ce pronom, la phrase ne fonctionne plus. C’est bref, mais décisif. Cette confusion est fréquente dans les copies d’élèves, et aussi dans les mails professionnels, parce que les deux suites de mots se prononcent presque de la même façon.

Retenez donc ce repère mnémotechnique : si vous pouvez dire pour cela, écrivez la forme avec ce. Si le verbe exige un pronom réfléchi, la forme avec se peut être juste. Deux exemples opposés suffisent souvent à trancher : Vous devez joindre un justificatif ; pour ce faire, utilisez le formulaire ; Il chuchote pour se faire oublier. En classe, je conseille toujours cette vérification rapide, car elle active une vraie stratégie de relecture. Vous ne mémorisez pas seulement une règle d’orthographe : vous apprenez à décider. Passons maintenant à la méthode qui permet de choisir sans hésiter, même dans les cas limites.

Comment choisir sans vous tromper : la méthode en 3 étapes

Réponse rapide : pour trancher, posez-vous trois questions. Pouvez-vous remplacer l’expression par pour cela ? Le mot se appartient-il vraiment à un verbe pronominal ? La suite attend-elle un infinitif comme faire entendre, se faire connaître ou se faire défendre ? Dans presque tous les cas, ce test suffit.

Étape 1 : remplacez mentalement par pour cela. Si la phrase garde son sens, la bonne forme est pour ce faire. Exemple : Vous devez justifier votre réponse ; pour ce faire, appuyez-vous sur le texte. On peut dire pour cela, donc aucun doute. Étape 2 : vérifiez ensuite si se renvoie réellement au sujet et fait corps avec le verbe. Dans elle veut se faire entendre, se faire entendre est une tournure pronominale complète : ici, pour se faire entendre est correct. Étape 3 : regardez la suite. Si pour se faire reste seul, sans infinitif ni complément verbal construit, c’est presque toujours une erreur. Voilà l’astuce orthographe la plus fiable pour savoir quand utiliser pour ce faire sans hésiter.

Test Question à se poser Forme correcte Exemple
Remplacement Puis-je dire pour cela ? pour ce faire Relisez votre brouillon ; pour ce faire, vérifiez les connecteurs.
Verbe pronominal Se appartient-il vraiment au verbe ? pour se faire + infinitif Il travaille sa voix pour se faire entendre.
Suite logique La phrase appelle-t-elle connaître, entendre, respecter… ? Selon la construction Elle multiplie les stages pour se faire connaître.

Exemple concret, niveau brevet ou baccalauréat : dans une consigne réelle du type Rédigez un paragraphe argumenté ou Dans un développement construit, montrez que…, un élève écrit : Le poète cherche à convaincre le lecteur. Pour se faire, il utilise des images fortes. Ici, il faut corriger en pour ce faire, car on peut remplacer par pour cela. En revanche, dans Le personnage prend la parole pour se faire respecter, la tournure pronominale est complète ; se faire respecter fonctionne comme bloc verbal. Le piège à éviter est simple : écrire pour se faire seul à la place de pour cela. Pour votre méthode de relecture, posez-vous toujours la question à voix basse. Cette interrogation active, bien étudiée par les sciences cognitives, aide à stabiliser les distinctions fines ; l’INSERM rappelle d’ailleurs l’efficacité de la récupération active dans les apprentissages. C’est aussi un bon réflexe de métacognition : vous ne relisez plus au hasard, vous vérifiez avec un critère précis.

Fiche-mémo : si vous pouvez dire pour cela, écrivez pour ce faire. Si se appartient à un verbe pronominal suivi d’un infinitif, pour se faire peut être juste, mais rarement seul. Pour retenir durablement la différence, reformulez la phrase, testez la substitution, puis observez la suite verbale. C’est la réponse la plus sûre à la question comment écrire pour ce faire ou pour se faire.

FAQ
Peut-on écrire “pour se faire” sans rien après ?
En règle générale, non ; sans infinitif ou suite verbale claire, la formule est fautive.

“Pour ce faire” est-il soutenu ?
Oui, le registre est plutôt soigné, fréquent dans les consignes, les copies et les écrits professionnels.

“Pour cela” et “pour ce faire” sont-ils toujours équivalents ?
Presque toujours, avec une nuance de registre : pour ce faire est plus formel.

Pourquoi les élèves confondent-ils les deux formes ?
Parce que la prononciation est proche, alors que la structure grammaticale, elle, ne l’est pas.

Quelle vérification faire en examen ?
Demandez-vous : puis-je dire “pour cela” ? Si oui, vous avez la bonne réponse.

« ce faisant » ou « se faisant » ? « pour ce faire » ou « pour se faire » ? — Projet Voltaire

Le tableau de décision pour les cas limites

Réponse rapide : écrivez ce si vous pouvez remplacer l’expression par pour cela. En revanche, gardez se seulement si un verbe pronominal complet suit, comme se faire entendre ou se faire pardonner. C’est le test le plus fiable. Il évite la plupart des confusions d’élèves.

Phrase à testerRemplacement par « pour cela »Verbe pronominal complet ?Forme correcte
… il faut relire la consigneOui : « pour cela, il faut relire… »NonPour ce faire, il faut relire la consigne.
… se faire entendre en classeNonOui : se faire entendrePour se faire entendre…
… se faire pardonnerNonOui : se faire pardonnerPour se faire pardonner…
… il réunit un dossierOui : « pour cela »NonPour ce faire, il réunit un dossier.

L’erreur typique est simple : écrire pour se faire devant une proposition entière, alors qu’aucun pronom réfléchi n’a de fonction syntaxique. Par conséquent, si rien ne suit comme entendre, pardonner ou accepter, choisissez ce.

Ce que montrent les usages réels : presse, email pro et copies d’élèves

Dans les usages réels, pour ce faire apparaît surtout dans les écrits formels, avec le sens de pour cela. Pour se faire, lui, n’est correct que s’il introduit une construction pronominale complète, par exemple pour se faire entendre. Autrement dit, le bon choix dépend moins de l’oreille que de la syntaxe et du registre.

Dans la presse et les textes institutionnels, pour ce faire fonctionne comme un connecteur logique de registre soutenu. On le rencontre dans des phrases du type : Le ministère veut renforcer l’accompagnement des élèves ; pour ce faire, il prévoit une formation dédiée. Ici, la formule remplace nettement pour cela. C’est ce que montrent aussi les usages relevés par des outils de langue comme Projet Voltaire, MerciApp ou LanguageTool, qui signalent souvent l’erreur quand se est employé sans verbe pronominal derrière. La question que signifie pour ce faire reçoit donc, en contexte formel, une réponse stable : cela veut dire afin de faire cela, avec une nuance plus administrative ou plus argumentée. En revanche, pour se faire reste bien plus rare, parce qu’il exige une suite syntaxique complète : pour se faire élire, pour se faire respecter, pour se faire comprendre. Sans ce verbe à l’infinitif, la tournure est fautive.

En email professionnel, l’usage devient plus révélateur encore. On lit souvent : Merci d’envoyer les pièces ; pour ce faire, utilisez le lien ci-dessous. La phrase est correcte, mais elle peut paraître un peu solennelle. Dans beaucoup de messages, pour cela ou afin de le faire sont plus naturels. C’est là qu’intervient la fréquence contextuelle : pour ce faire reste assez fréquent dans l’écrit encadré, relu, normé ; il l’est moins dans les échanges rapides. Des assistants comme QuillBot reformulent volontiers vers des variantes plus simples, car la clarté prime souvent sur l’élégance affichée. Mon conseil de terrain est simple : dans une copie ou un message courant, si vous hésitez, remplacez mentalement par pour cela. Si la phrase garde son sens, ce est probablement le bon choix. Si vous avez besoin d’un infinitif pronominal complet, alors se peut convenir.

Dans les copies d’élèves, l’erreur la plus fréquente vient d’une analogie sonore : on écrit pour se faire parce que l’expression semble “mieux sonner”. Or une phrase comme Le personnage veut convaincre le lecteur ; pour se faire, il donne des exemples est fautive. Il faut écrire pour ce faire, ou mieux encore, dans une rédaction simple, pour cela. En revanche, Le personnage agit ainsi pour se faire pardonner est correct, car le groupe verbal pronominal est complet. Cette distinction rejoint les recommandations de clarté défendues dans les ressources de l’Éducation nationale et de l’INSPE : une formulation exacte et lisible vaut mieux qu’une tournure imitée sans maîtrise. Même sur un sujet réel du brevet ou du bac, où l’on attend une expression précise, le correcteur valorise d’abord la justesse syntaxique. Par conséquent, mieux vaut choisir la forme la plus claire que chercher une formule trop brillante.

Bien écrire en contexte scolaire : exemples corrigés, pièges et fiche-mémo finale

En contexte scolaire, retenez ceci : si vous voulez dire « pour cela », écrivez « pour ce faire » ou, plus simplement, « pour cela ». Gardez « pour se faire » seulement quand l’action revient au sujet : « pour se faire comprendre », « pour se faire accepter ». Ce repère suffit dans la plupart des copies.

En classe, la méthode la plus sûre tient en 3 questions. 1) Puis-je remplacer l’expression par « pour cela » ? Si oui, choisissez « pour ce faire ». 2) Le sujet fait-il l’action sur lui-même, dans une tournure pronominale complète ? Si oui, « pour se faire » peut être juste. 3) La phrase reste-t-elle naturelle si je la relis en entier ? Cette relecture métacognitive évite les automatismes trompeurs. Parmi les exemples d’utilisation de pour ce faire, on trouve : « Le document montre une inégalité ; pour ce faire, l’auteur s’appuie sur des chiffres ». En revanche, parmi les exemples d’utilisation de pour se faire, on lit : « L’orateur reformule son idée pour se faire comprendre ». Dans les copies de brevet ou de baccalauréat, mieux vaut une formule simple et exacte qu’une expression soutenue mal maîtrisée.

Exemple corrigé, inspiré d’un sujet réel d’histoire-géographie au brevet : « Montrez que les métropoles concentrent les fonctions de commandement. Pour se faire, vous étudierez les documents et rédigerez un paragraphe argumenté. » La phrase est fautive, car ici l’élève veut dire « pour cela ». Correction : « Pour ce faire, vous étudierez les documents… » ou, plus sobrement, « Pour cela, vous étudierez les documents… ». La justification est grammaticale : « se faire » suppose un verbe à l’infinitif qui précise l’action subie ou recherchée par le sujet, comme dans « se faire entendre ». Le piège à éviter est donc net : « Pour se faire, nous allons étudier… » est incorrect si vous voulez annoncer une démarche. Le programme officiel de l’Éducation nationale rappelle d’ailleurs que la maîtrise de la langue concerne toutes les disciplines, pas seulement le français.

Fiche mémo : définition : « pour ce faire » = pour cela ; « pour se faire » = tournure pronominale, avec idée de retour vers le sujet. Test : remplacez par « pour cela ». Si cela fonctionne, gardez « ce ». Exemple juste : « Pour ce faire, je compare les documents » ; autre exemple juste : « Il reformule pour se faire comprendre ». Erreur typique : « Pour se faire, nous analyserons le texte ». Alternative simple : « pour cela ». En relecture, ne fixez pas un seul mot : relisez la phrase entière, car c’est le sens global qui décide.

FAQPeut-on toujours remplacer par « pour cela » ? Oui, pour tester « pour ce faire ». « Pour se faire » est-il familier ? Non, mais il exige une vraie construction pronominale. Au bac, vaut-il mieux éviter « pour ce faire » ? Pas forcément ; choisissez-le seulement si vous le maîtrisez. Quelle formule est la plus sûre ? « Pour cela », surtout en devoir surveillé.

Comment écrire : « pour ce faire » ou « pour se faire » ?

La bonne expression, dans la plupart des cas, est « pour ce faire ». Elle signifie « pour faire cela » ou « afin d’y parvenir ». « Pour se faire » existe aussi, mais dans un autre sens : il s’agit du verbe pronominal « se faire », comme dans « il faut du temps pour se faire des amis ». Il ne faut donc pas les confondre.

Que signifie exactement « pour ce faire » ?

« Pour ce faire » veut dire « pour faire cela », « dans ce but » ou « afin d’y parvenir ». C’est une tournure de langue assez soutenue, fréquente à l’écrit, notamment dans les consignes, les textes administratifs ou les devoirs argumentatifs. Je la conseille quand on veut relier clairement un objectif et le moyen employé.

Comment écrit-on correctement « pour se faire » ?

On écrit « pour se faire » uniquement quand « se faire » est un verbe pronominal. Exemple : « Il travaille son réseau pour se faire connaître. » Ici, quelqu’un fait quelque chose à son propre sujet. Si vous pouvez remplacer par « pour faire cela », alors il faut écrire « pour ce faire », et non « pour se faire ».

Quand utiliser « pour ce faire » ?

On utilise « pour ce faire » pour annoncer un moyen, une méthode ou une action destinée à atteindre un objectif déjà mentionné. Exemple : « Elle veut progresser en orthographe. Pour ce faire, elle relit ses dictées. » Cette expression convient surtout dans un registre soigné. À l’oral courant, on dira plus volontiers « pour cela ».

Peut-on remplacer « pour ce faire » par « pour cela » ?

Oui, dans la majorité des contextes, « pour ce faire » peut être remplacé par « pour cela » sans changer le sens. La différence tient surtout au niveau de langue : « pour ce faire » est plus soutenu, plus écrit. « Pour cela » est plus naturel dans la langue courante. Je recommande donc de choisir selon le contexte et le ton recherché.

Retenez un réflexe de relecture très efficace : remplacez d’abord par « pour cela ». Si la phrase fonctionne, écrivez « pour ce faire ». Si vous parlez réellement de quelqu’un qui doit « se faire » quelque chose, comme « se faire entendre » ou « se faire respecter », la forme pronominale peut être correcte. En cas de doute, relisez la phrase à voix basse et demandez-vous : parle-t-on d’une action à réaliser, ou d’une action sur soi ? Ce test simple suffit souvent à trancher.

Mis à jour le 04 mai 2026

Auteur

Clémentine Dubois

Clémentine Dubois est experte en pédagogie et en ingénierie de formation, avec plus de quinze ans d'expérience au service de l'éducation et de l'orientation professionnelle. Titulaire d’un Master en Sciences de l’Éducation, elle accompagne étudiants, parents et professionnels vers l’excellence, en vulgarisant des savoirs complexes et en proposant des solutions adaptées à chaque profil. Passionnée par l’innovation pédagogique et la démocratisation de l’accès à la connaissance, Clémentine met un point d’honneur à rendre l’apprentissage efficace et accessible.

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